Sac à dos : il faut se satisfaire du nécessaire…

Sac à dos : il faut se satisfaire du nécessaire…

Lorsque j’ai commencé à voyager, j’avais avec moi un sac d’une contenance de 70+10 litres. Celui que j’ai aujourd’hui ne fait plus que 40+10 litres et bien souvent je n’utilise pas la rehausse mais me contente des 40 litres principaux.

 

La logique derrière cela est que plus notre sac est volumineux, plus on aura tendance à le remplir. En outre, la quantité d’objets que nous emportons avec nous représente nos peurs, le fait d’avoir peur de manquer de quelque chose, bien souvent par méconnaissance de notre lieu de destination mais aussi de notre capacité à nous adapter. Prendre le minimum c’est s’en remettre au destin et se persuader que l’on ne manquera jamais de rien. Cela permet aussi de se rappeler que nous avons déjà tout ce qu’il faut pour être heureux mais que nous l’oublions bien trop souvent.

 

Pourquoi voyager plus léger ?

 

  • accepter de ne pas tout maîtriser, de ne pas pouvoir faire face à toutes les situations possibles et inimaginables
  • se rendre plus accessible : ne pas tout avoir sur son dos, c’est être obligé de demander de l’aide parfois, de fréquenter des locaux, de parler à son voisin
  • voyager plus longtemps : plus votre sac sera lourd et imposant plus il vous pèsera et plus vous aurez envie de ne pas continuer
  • plus de sérénité d’esprit : moins d’affaires signifie moins d’objets qui peuvent être volés, cassés, perdus…

Même si chacun est libre de voyager comme il veut et avec la quantité de bagages qu’il souhaite, la limite reste selon moi notre capacité à nous mouvoir avec. Lorsque je croise des touristes à Paris ou dans les aéroports avec tellement de bagages qu’ils ne peuvent pas les déplacer eux mêmes, je me dis que la limite est atteinte. J’ai vu un jour une personne avec trois valises qui en déplaçait deux sur cent mètres, revenait chercher la troisième etc.

 

Cela fait maintenant près de dix ans que je voyage régulièrement. Dix ans que mon sac de 70+10 litres me suivait fidèlement dans mes aventures. Dix ans de bons et loyaux services sans jamais me faire défaut. Mais petit à petit, année après année, voyage après voyage, je me rendais bien compte qu’il était en surpoids et qu’il aurait pu, qu’il aurait du se délester de quelques possessions matérielles. Mais comme ce n’est jamais une chose évidente à dire à un ami, j’ai mis du temps à lui faire accepter. Ajouté à cela une barrière psychologique qui veut que voyager avec moins signifie manquer de quelque chose et il m’aurait bien fallu cette décennie pour changer ma façon de voyager.

 

Alors certes entre mon premier voyage et mon dernier avec ce même sac, le poids a largement diminué, passant de trente kilogrammes pour un premier périple d’un mois en stop à quinze kilogrammes pour un mois en stop en France et en Espagne. Mais le sac étant de la même capacité, l’impression de transporter moins était moindre. A quoi cela sert-il de transporter du vide, car même si votre sac est moins rempli, il fera toujours le même volume !

 

Sur quoi jouer pour diminuer la taille de votre sac ?

 

  • les médicaments

Lors de l’un de mes premiers voyage, je transportais pour soixante euros, soit environ une douzaine de médicaments. Deux ans après, les trois-quarts des boîtes n’étant pas ouvertes et les dates de péremptions atteintes, tout fini à la poubelle. Je voyage à présent avec le stricte nécessaire.

    • du désinfectant
    • quelques compresses
    • quelques pansements
    • du paracetamol
    • du charbon actifs pour les problèmes de transit
    • un tire-tic, qui m’a bien servit durant mon volontariat à Minca notamment
    • quelques doses de sérum physiologiques pour nettoyer les yeux en cas d’urgence
    • une tablette de micropur pour purifier l’eau en cas de besoin
    • … et c’est tout

 

Voici un conseil qui m’a été donné par un pompier lors d’une formation aux premiers secours, mais que je n’ai encore jamais appliqué : acheter une seringue stérile sous vide. Ainsi, si vous deviez aller à l’hôpital dans un endroit à l’hygiène douteuse et vous faire transfuser, vous pourriez demander à ce que l’on utilise votre seringue stérile afin de limiter les risques de surinfection.

 

  • la trousse de toilette

Depuis plus d’un an maintenant, j’expérimente le no-poo, cette technique visant à se passer de shampoing en misant sur la capacité des cheveux à auto-réguler le sébum, cette sécrétion qui donne la sensation de gras des cheveux. Je ne les lave plus qu’à l’eau, sans utiliser un seul produit quelque soit son origine. Le constat est sans appel, mes cheveux ne m’ont jamais parus aussi beaux et propres et je n’ai pas eu une seule réflexion sur leur propreté. Donc pas de shampoing dans ma trousse de toilette mais à la place.

    • un savon
    • petit déo à la pierre d’alun
    • un oriculi, cure-oreilles écologique en bois
    • une paire de ciseaux à ongles
    • un tondeuse électrique
    • une brosse à dent
    • un dentifrice
    • du fil dentaire

 

  • les vêtements

Je m’aperçois finalement qu’en voyage j’utilise souvent les mêmes vêtements et qu’il est facile de laver où que l’on se trouve, que ce soit à la main ou en machine et qu’en voyageant dans des pays tropicaux, cela sèche rapidement.

    • 1 short
    • 1 pantalon/short
    • 3 paires de chaussettes
    • 5 boxers
    • 1 sweat
    • 1 pull
    • 1 paire de claquettes
    • 1 paire de chaussures de marche
    • 1 veste de pluie
    • 1 short de bain
    • 1 écharpe fine pouvant aussi bien servir à se protéger du soleil que les soirs de fraîcheur.
    • 1 serviette microfibre

 

  • accessoires

    • lampe frontale
    • 2 livres que j’échangerai en cours de route
    • lunettes de soleil
    • briquet et petit cadenas : pour allumer la gazinière lorsqu’il n’y a pas d’allumettes et pour mettre vos affaires en sécurité dans certaines auberges proposant des casiers
    • adaptateur de prises internationales
    • sac de toiles et sacs plastiques pour vos vêtements sales, vos courses…
    • quelques pinces à linge : vous trouverez souvent des fils à linge dans les auberges mais rarement des pinces à linge, pour éviter que votre linge ne finisse par terre pensez-y donc !
    • quelques paquets de mouchoirs ou rouleau de papier toilette
    • un jeu de carte
    • un ordinateur portable et un disque dur externe pour les sauvegardes

     

Cette liste est une liste généraliste pour un voyage principalement urbain. Elle est à revoir au cas par cas en fonction de vos activités, destination…

 

  • deux règles supplémentaires que j’applique :

    • faites une liste avant de faire votre sac et tenez-y vous, cette même technique peut s’appliquer en faisant vos courses afin de ne rien acheter d’inutile.
    • se projeter dans son voyage et essayer d’imaginer si chaque objet aura une utilité : comme je l’ai expliqué plus haut, vous prendrez toujours quelque chose en trop.

 

Pour la petite anecdote, lorsque j’ai acheté mon sac à dos il y a un an maintenant, il y a avait deux personnes en grande discussion avec le vendeur sur le choix de leur sac à dos. Deux filles dans la vingtaine, premier long voyage pour chacune, l’une en Inde, l’autre en Amérique du Sud. Les deux étaient en train d’essayer des sacs de 60 litres, se demandant si cela serait suffisant. Je me suis revu 10 ans auparavant avec mes inquiétudes, mes peur et mes interrogations à devoir rentrer toute ma vie dans quelques dizaines de litres de sac.

 

J’ai donc pris part à la conversation pour développer les points suivants :

  • oui on trouve tout ce que l’on souhaite sur place, pas forcément les mêmes marques, pas forcement la même qualité mais tout se trouve et n’importe où
  • oui on emporte toujours des choses inutiles de peur de manquer, en cherchant à anticiper le moindre problème. On se charge inutilement mais voyager c’est aussi accepter de s’en remettre aux aléas de la vie et d’improviser.
  • oui vous avez peut être prévu de faire quelques randos durant vos un an de voyage et peut être même de dormir sous la tente mais si ce n’est pas le but principal de votre voyage, est ce que cela est utile de transporter une tente avec vous durant un an pour ne vous en servir qu’une dizaine de jours ? (vous trouverez surement sur place quelqu’un pour vous en revendre une ou vous en prêtez)

 

Mais malgré tous ces conseils, la meilleure des expériences restera la vôtre comme ce fut mon cas. Alors voyagez, expérimentez, revenez, changer et adapter votre sac au fur à et mesure !

 

(Crédit photo : Andrew Martin)

Mes lectures durant ces cinq mois en Amérique du Sud

Mes lectures durant ces cinq mois en Amérique du Sud

Ce n’est pas un secret, j’adore lire, je trouve que c’est un très bon moyen de passer du temps libre, cela développe l’imagination et la faculté d’écrire, ce qui est essentiel lorsque l’on tient un blog. J’ai depuis longtemps fait le choix de ne pas avoir de liseuse et j’expliquais mes raisons dans l’article ci-dessous.

Lectures en voyage et liseuse

Ce voyage ne fit pas exception à la règle et renforça encore cette idée de dire non à la liseuse car en échangeant mes livres, j’ai eu la chance de découvrir de nombreux auteurs fascinants. Voici donc la liste des 22 ouvrages que j’ai lu durant ces cinq mois de voyage entre la Colombie et le Pérou ainsi que les lieux où j’ai récupéré ces ouvrages.

1 - Jean-Pierre Brouillard - Aller voir ailleurs, dans les pas d’un voyageur aveugle (cadeau avant départ, dans mes bagages)

2 - Joël Dicker - La Vérité sur l’affaire Harry Quebert (cadeau avant départ, dans mes bagages)

3 - Luis Sepulveda - Le monde du bout du monde (lu sur place, le temps d’une matinée pluvieuse dans une auberge de Palomino)

4 -Mario Vargas Llosa - Tours et détours de la vilaine fille (don d’un couple de français dans une auberge de Palomino)

5 - Ramón Chao Un train de glace et de feu, La Mano Negra en Colombie (lu durant mon séjour au centre culturel Floricanto de Minca)

6 -Antoine Rault - La danse des vivants (trouvé dans une auberge de Santa Marta)

7 -Harlan Coben - Tu me manques (échangé contre le numéro 6 au centre culturel Floricanto de Minca)

8 - Mike Horn - Vouloir toucher les étoiles (lu à Habitat Sur durant mon volontariat à Leticia en Amazonie)

9 - Oswaldo França Junior - L’or de l’Amazonie brésilien (lu à Habitat Sur durant mon volontariat à Leticia en Amazonie)

10 - Jules Verne - La Jangada (lu à Habitat Sur durant mon volontariat à Leticia en Amazonie)

11 - Guillaume Musso - Parce que je t’aime (échangé contre le numéro 7 sur le bateau entre Santa Rosa et Iquitos)

12 - Alessandro Baricco - Soie (lu sur place, le temps d’une matinée de repos dans une auberge d’Iquitos)

13 - Douglas Kennedy - Piège nuptial (trouvé dans une auberge d’Iquitos)

14 - Arnaldur Indradason - La muraille de lave (trouvé dans une auberge d’Iquitos)

15 - Arnaldur Indridason - Hiver Artique (rapporté par Marie lors de son séjour)

16 - Deon Meyer - En vrille (rapporté par Marie lors de son séjour)

17 - Françoise Bourdin - Sans regrets (trouvé dans un hôtel de Nazca)

18 - Jean-Philippe Arrou-Vignod et Serge Bloch - Le professeur a disparu (échangé contre le numéro 15 dans une auberge de Puno)

19 - John Grisham - The Firm (échangé contre le numéro 18 dans une auberge dePuno) en anglais

20 - Graeme Simsion - Comment trouver la femme idéale ou Le Théorème du homard (échangé contre le numéro 14 avec un couple de français dans une auberge de Lima)

21 - Agatha Christie - Le Meurtre de Roger Ackroyd (échangé contre le numéro 15 avec un couple de français dans une auberge de Lima)

22 - Susan Madison - La couleur de l’espoir (trouvé dans une auberge de Lima)

Si par moment, vous ne trouvez pas de livres à échanger, vous pouvez aussi vous rendre dans une librairie proposant une section en français comme je l’ai fait à Bogota (photo à la une de cet article).

Et vous quelles sont les livres que vous me conseillez ?

 

Erreur de la banque en votre défaveur…

Erreur de la banque en votre défaveur…

En tant que pays membre de la zone euro, nous avons la chance de ne pas payer de frais (généralement pour la plupart des banques française), que ce soit en retrait ou en achat, à l’intérieur de cette zone.

Dès que l’on sort d’Europe, c’est une autre histoire et cela peut amener quelques complications inattendues. Ayant des frais fixes pour chaque retrait que j’effectue à l’étranger, j’essaye toujours de retirer la plus grosse somme possible. Cependant au Pérou, le retrait maximum autorisé à un distributeur est de 700 soles, soit environ 200 euros et dans certaines banques, ce montant peut descendre à 400 soles.

Début mars, je retire donc de l’argent à un distributeur de Lima. Quelques jours plus tard, en consultant mes comptes en ligne, je constate que j’ai été débité deux fois. Je téléphone à ma banque française qui me propose deux options : soit contester directement ces montants, soit faire une réclamation auprès de la banque péruvienne. Etant toujours au Pérou, j’opte pour la deuxième option. Je me rends donc à la BCP et explique mon problème. Mais pour faire une réclamation, je dois être enregistré en tant que client. Je trouve cela bizarre mais bon si c’est la procédure, j’obtempère ! Me voici donc client chez la BCP (Banque de Crédit Péruvienne), même si je ne suis pas dispose pas d’un compte mais cela me permet d’être enregistré dans leur système.

Nous sommes vendredi et durant le we, j’essaye de retirer de l’argent mais sans succès. Je ne comprends pas trop ce qu’il se passe, je décide donc d’attendre jusqu’au mardi à l’ouverture des banques en France afin de voir l’état de mon compte. Et là je constate que j’ai de nouveau été débité de 200 euros. Je comprends alors que, bien que je n’ai jamais eu l’argent en ma possession, mon plafond hebdomadaire étant atteint, il m’est impossible de retirer davantage. Je retourne faire une réclamation à la BCP, finalement plus pour la forme et prouver ma bonne foi à ma banque française que parce que j’espère que la banque péruvienne va faire quelque chose. Suis-je mauvaise langue ? Réponse un peu plus loin dans cet article.

Malgré ces procédures engagées, je ne suis pas plus avancé et j’ai en tout et pour tout 1,5 soles en poche soit moins de 50 centimes d’euros. Il est toujours frustrant d’avoir économisé de l’argent, de l’avoir stocké sur un compte en pensant y avoir accès facilement et se retrouver embêté et coincé pour un problème informatique. Surtout que ma banque ne me propose aucunes options pour m’aider !

Mais c’est sans compter sur ma famille et Western Union. Je connaissais cette entreprise mais m’imaginait que leur commission était beaucoup plus élevée. Pour envoyer trois cents euros de la France vers le Pérou, cela ne coûte que cinq euros. Finalement moins cher que la commission de ma banque lorsque je retire de l’argent. L’argent peut être envoyé soit d’un bureau de poste ou bureau Western Union, soit directement en ligne, ce qui est la solution la plus simple. En moins de deux heures, l’argent est envoyée et prête à être reçue à l’autre bout. Malheureusement avec le décalage horaire, il est déjà quatorze heures au Pérou et l’après-midi, les services bancaires sont moins disponibles. Vous pouvez consulter l’ensemble des points de retraits sur le site internet de Western Union. Commence alors un scénario kafkaïen.

  • Dans le premier où je me rends, il y a un problème informatique et il est donc impossible d’effectuer des transactions, jusqu’à … vendredi (nous sommes mardi).
  • Dans le deuxième : « ah non ici on n’accepte que ceux de nationalité péruvienne avec document d’identité.
  • Dans le troisième :  « ici c’est ok mais seulement le matin de 9h à 11h »
Je reviens donc le lendemain et lorsque je me présente au guichet, l’employée me demande mon numéro de suivi ainsi que mon passeport. Malheureusement, je n’ai pas réalisé qu’en Amérique du Sud, les deuxièmes et troisièmes prénoms sont importants. Et donc, malgré le fait que je lui explique comment cela fonctionne en France et que je m’appelle officiellement Guillaume Poidevin, elle me répond qu’elle ne peut pas répondre favorablement à ma demande car sur mon passeport, il est écrit Guillaume René Camille Poidevin et en ligne sur Western Union, simplement Guillaume Poidevin. Heureusement, l’expéditeur peut corriger cela rapidement en ligne et je finirai par recevoir mon argent tant désiré.
Quelques jours plus tard, je reçois par e-mail, une réponse de la BCP m’expliquant que ma requête a bien été étudiée mais qu’ils ne peuvent pas donner suite car ma carte vient d’une banque étrangère et donc que je dois me tourner vers ma banque. Devant cette réponse qui ne me convient pas, je décide de retourner à la BCP faire entendre ma voix. La personne qui me reçoit me confirme que je dois régler ce problème avec ma banque. Lorsque je lui demande s’ils ne peuvent pas vérifier tout simplement les opérations de retrait au distributeur qui se trouve à dix mètres dehors, elle me répond que ce n’est pas possible du fait que je n’ai pas une carte bancaire de la BCP… J’ai vraiment du mal à le croire et lorsque j’insiste, cette personne fais mine de trier des papiers sur son bureau. Merci pour l’aide !
Heureusement, j’ai une assurance couvrant l’utilisation frauduleuse de mes moyens de paiement, c’est donc maintenant à ma banque de faire le nécessaire pour communiquer avec son homologue péruvien et me rembourser les sommes injustement débitées.
J’avais déjà pensé à souscrire une deuxième carte bancaire auprès d’une autre banque avant d’avoir une mastercard et une visa, mais je ne l’ai jamais fait, peut être est-ce le moment d’y songer sérieusement.

 

Et vous avez des anecdotes financières à partager ?
Lectures en voyage et liseuse

Lectures en voyage et liseuse

Lorsque l’on prend conscience que le plus beau des voyages est la vie, le quotidien devient un voyage. Le voyage ce n’est pas simplement partir à l’autre bout du monde, c’est aussi s’émerveiller du quotidien, vivre chaque nouvelle expérience, chaque nouvelle rencontre comme une aventure. La lecture a ce double avantage de permettre de s’évader sans voyager physiquement et dans le cas d’un voyage physique, de passer le temps durant les nombreuses heures de transport.

Malgré mon côté geek super connecté, si je me refuse aujourd’hui à investir dans une liseuse malgré le gain évident de poids et de volume c’est parce que j’adore particulièrement le contact du papier. Un livre peut se feuilleter, dans un sens, dans l’autre, sentir l’odeur des pages. De plus il peut se mettre en vrac dans un sac sans risquer de le casser. Au pire il s’abîme mais c’est ce qui fait qu’un livre vit.

Mais l’argument principal pour lequel je ne souhaite pas de liseuse c’est que je préfère échanger mon livre au gré des rencontres et des bibliothèques d’auberges et d’hôtels plutôt que d’avoir toute une collection de livres numériques. Cela me permet de découvrir de nouveaux ouvrages que je n’aurais sinon jamais lu et en plus de faire de nouvelles rencontres (et oui toujours ce même attrait pour les rencontres)

Durant ce voyage en Thaïlande et au Cambodge, je n’étais partie qu’avec un livre d’Eckhart Tolle, Le pouvoir du moment présent. C’est un guide d’éveil spirituel dans le droite lignée d’une retraite méditative. Mais à la différence d’un roman, il est difficile de le lire d’une traite. Il est préférable de le lire par passage, petit à petit afin de bien assimiler les notions abordées. J’ai donc fait une exception à ma règle de l’échange en volant empruntant à durée indéterminée le premier roman de ce voyage. Mais pour me donner bonne conscience, j’ai rendu le dernier à la collectivité en l’abandonnant dans le métro parisien à mon retour. 🙂

Voici mes découvertes durant ce voyage :

  • John Grisham - le manipulateur : trouvé dans un hôtel à Siem Reap au Cambodge
  • Harlan Coben - L’étranger : échangé avec une voyageuse sur le trajet retour du Cambodge
  • Guillaume Musso - Demain : échangé dans un hôtel à Chiang Mai en Thaïlande
    Michele barrière - l’assassin de la nationale 7 : échangé avec une voyageuse à la fin de mon expérience méditative près de Chaiya en Thaïlande
  • Katherine Pancol - les yeux jaunes des crocodiles : échangé dans une auberge de jeunesse à Hua Hin en Thaïlande (puis retour en France et abandon du livre sur un siège du métro)

 

Quelle est votre dernière lecture ? Avez vous un livre à me conseiller ?

Crédit photographique (photo à la une) ActuaLitté - Lecteur ebook + livres papier

Un sac sur le dos et en route vers Saint-Jacques de Compostelle

Un sac sur le dos et en route vers Saint-Jacques de Compostelle

Et voila c’est décidé, après quelques tentatives avortées, quelques hésitations, me voici décidé à partir marcher deux mois sur le camino, du Puy en Velay à Saint-Jacques de Compostelle.

Avant de partir, la logistique nécessite une certaine organisation. Partir marcher deux mois sur le camino, c’est se contenter du minimum et rien de plus, au risque d’avoir mal rapidement aux épaules et d’arrêter.

Je n’en suis pas à mon coup d’essai pour cette randonnée, c’est pour cela que je peux fièrement vous dire que j’ai bien réduit le volume de mon sac pour ces deux mois de marche en essayant d’aller vraiment à l’essentiel.

Tout d’abord, j’ai acheté un nouveau sac à dos de 40L pour remplacer celui de 70L que je trimballe partout avec moi depuis une dizaine d’années. En limitant le volume de mon sac à dos, je me limite dans la quantité de choses que je peux prendre avec moi.

S’il y avait une seule règle à retenir, c’est « n’emporter que l’essentiel, ce dont vous aurez obligatoirement besoin durant votre marche ». Si jamais je dois manquer de quelque chose je trouverai sur la route quelqu’un pour me le prêter, donner ou alors un magasin pour en acheter. En outre, cela m’obligera à demander de l’aide et c’est une bonne façon de faire des rencontres.

Lors d’une randonnée longue, encore plus qu’un voyage au long cours, cette question du superflu est essentielle puisque vous allez porter au quotidien votre sac durant plusieurs heures, chaque gramme en moins est donc important.

Pour orienter votre réflexion, posez-vous les questions suivantes :

  • est-ce que j’ai une nécessité absolue de cet objet ? est ce que je vais l’utiliser au quotidien ? Si oui vous le prenez avec vous.
  • est-ce que je pourrai l’acheter en route ? si oui il n’est pas nécessaire de partir avec : par exemple, les médicaments, une deuxième polaire en cas de froid, un deuxième livre…
  • est-ce que je ne pourrais pas trouver un équivalent plus léger ? Là c’est surtout une question de budget. Au fur-et-à-mesure de mes randonnées, j’essaye de changer mon matériel par du plus léger mais c’est avant tout une question de coût. Par exemple j’aimerais changer ma tente de 1,6 kg par une plus légère mais le prix passerait de 100 à 330 euros. Je vais donc attendre encore.

Pour conclure, si ce n’est ni un objet que vous utiliserez au quotidien, ni un objet que vous ne trouverez pas en cours de route, alors ne le prenez pas.

Voici de façon détaillée le contenu de mon sac à dos pour les deux prochains mois. Je pars en autonomie complète et en octobre-novembre, je prévois donc des nuits fraîches. Le poids de mon sac en sera alourdi en conséquence. (certains articles ne sont pas neufs et je n’ai pas trouvé les références)

  • 1 sac à dos Deuter Act lite 40+10 litres acheté au Vieux Campeur
  • 1 paire de chaussures de rando X Ultra Mid Man acheté à Decathlon
  • 3 paires de chaussettes de rando acheté à Decathlon
  • 1 veste polaire
  • 2 tee-shirts microfibre manches courtes (lavage le soir de celui utilisé en journée)
  • 1 tee shirt manches longues (pour porter le soir)
  • 2 pantalons/short
  • 3 caleçons
  • 1 paire de claquettes
  • 1 sac de couchage température confort -6°C Mc Kinley Quantum acheté à Intersport (je pars en octobre-novembre et je souhaite dormir sous tente)
  • 1 serviette de toilette en microfibre
  • 1 popote avec un verre, une fourchette, une cuillère
  • 1 mini réchaud et 1 bouteille de gaz
  • 1 couteau
  • 1 lampe frontale
  • 1 poche à eau de 2L (généralement remplie à moitié car on trouve de l’eau régulièrement)
  • 2 bâtons de marche
  • 1 cape de pluie (je préfère la cape de pluie à la veste imperméable car elle permet à la fois de me protéger moi et mon sac à dos tout en laissant de l’air passer pour limiter la transpiration)
  • 1 paire de lunettes de soleil
  • 1 tente une place Ferino T-Lite 1 acheté à Decathlon
  • 1 matelas de sol gonflable Forclaz Air acheté à Decathlon
  • 1 sac en toile faisant office de trousse de toilette contenant : 1 savon, une brosse à dent, du dentifrice, du fil dentaire, un déo, 4 pansements, 4 smecta, 4 sérums physiologique, 3 paquets de mouchoirs, 6 épingles à linge, 1 petit nécessaire de couture
  • 1 couverture de survie
  • 1 livre (que j’échangerai en cours de route lorsque je l’aurai terminé)
  • 1 guide Lonely Planet - Chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle (France et Espagne)
  • 1 petit dictionnaire d’espagnol
  • 1 appareil photo
  • 1 GoPro
  • 1 téléphone portable

Pour un total de 12 kgs avec un litre d’eau.

Avez-vous déjà marché durant plusieurs semaines ? Que pensez-vous du contenu de mon sac à dos ?

Comment obtenir le NIE pour s’installer en Espagne ?

Comment obtenir le NIE pour s’installer en Espagne ?

Connaissez vous la confrérie des administrations ?

Plus je voyage et plus je deviens certain d’une chose, il doit exister quelque part sur terre, une confrérie des administrations ! Un organisme qui forme secrètement toutes les bureaucraties du monde entier afin de se mettre d’accord sur la meilleure manière d’alourdir leurs démarches administratives !

Je suis même quasiment sûr qu’ils organisent leur propre jeux olympiques de l’administration la plus compliquée qui existe au monde. Qui est le grand gagnant de cette compétition internationale ? Je ne sais pas, j’ai l’impression qu’il y a beaucoup d’ex æquo !

On crache souvent sur les immigrés qui piquent le travail des locaux mais pour avoir immigré plusieurs fois dans différents pays, je sais que pour arriver au bout de la course de la légalité, il faut un bon souffle, de bonnes jambes, et une détermination à toute épreuve !

Et quand en face de nous on a des fonctionnaires qui se contentent du minimum sans chercher à nous aider plus que de raison, la question se pose de qui est le plus légitime pour avoir un travail ?

Je parle bien sur ici de toutes les administrations aussi bien françaises qu’étrangères ! J’ai eu l’occasion d’aider des amis étrangers à effectuer des démarches administratives en France et c’est le même calvaire ! De quoi baisser les bras si l’on est pas extrêmement motivé.

Quelle est la raison de cette grogne ?

L’obtention du NIE (numéro d’identification des étrangers), est le précieux sésame indispensable pour qui souhaite travailler en Espagne. Et oui, si l’UE a permit l’ouverture des frontières européennes et la libre circulation et immigration entre ses membres, elle n’a pas pour autant enlevé toutes les démarches administratives nécessaire pour travailler légalement.

On ne parle plus d’un visa de travail mais bien d’un simple numéro d’identification (l’équivalent de notre numéro de sécurité sociale).

Sur internet, je n’avais pas vraiment trouvé LA façon de l’obtenir mais plutôt différentes informations.

Au départ, je pensais venir travailler en Espagne, j’avais donc commencé les démarches pour l’obtention de ce NIE. Durant le processus, agacé par les démarches, j’avais écris cet article et j’attendais la réception du numéro pour le publier. Finalement je ne suis jamais allé le récupérer mais j’avais quand même envie de partager cela avec vous.

Alors comment est ce que l’on obtient ce fameux NIE ?

J’avais lu que la demande se faisait soit à l’ambassade d’Espagne, soit à la police nationale. Étant déjà en Espagne, il me restait l’option police nationale. Je me rends donc de bon matin (vers 11h) au poste de police de Marbella. Un agent me dit d’attendre dans la salle d’attente. Au bout d’une heure, la personne qui me reçoit m’explique que les démarches pour les étrangers ne se font plus ici (dommage, l’agent d’accueil ne le savait pas).

Et cette administration qui gère l’immigration en Espagne n’est ouverte que le matin de 9h a 12h… Je reviendrais donc demain.

Le lendemain, toujours aussi déterminé.

Je me rends directement au bon endroit, dès 10h du matin cette fois-ci et prend un ticket, attend 45 minutes pour finalement constater que je ne peux pas payer la taxe de 9,45 euros sur place mais que je dois aller dans une banque (cela serait trop simple sinon). A ce moment là, il n’est que 11h et je garde bon espoir de finaliser mes démarches avant-midi le jour même.

Je trouve une banque a une centaine de mètres de là. A l’intérieur, un écriteau explique comment effectuer le paiement directement à partir des distributeurs de monnaie. Malheureusement, ma carte n’est pas acceptée ! Je vais à l’intérieur de la banque demander de l’aide mais on me dit qu’il n’est pas possible d’effectuer ce paiement en liquide, que je dois par conséquent trouver une autre banque.

Un peu plus bas en redescendant vers le centre ville je trouve une nouvelle banque. Mais à l’intérieur il y a foule. Je tente de nouveau ma chance aux distributeurs, tout semble fonctionner jusqu’à ce que l’on me demande mon NIF (Numéro d’Identification Fiscale) qui est un numéro que certains pays européens utilisent mais pas la France (ce serait encore une fois trop facile et pas digne de ma détermination et de mon optimisme à toute épreuve)

Je me résigne à prendre un ticket et à attendre mon tour. Lorsque je lève les yeux pour regarder l’écran qui affiche inexorablement les numéros les uns après les autres et qui est censé donner un semblant d’indication sur le temps d’attente, je n’y comprends rien. les numéros se succèdent mais rien qui ne laisse savoir quand sera mon tour : CE52, JV07, BP17, BV40…

Le mien est BN10. Évidemment chaque numero doit correspondre à un service différent mais il y en a tellement que ca en devient ridiculement … long.

A la banque se mélangent les clients et les immigrés dans une cacophonie générale  La plupart attendent debout et cela ressemble plus à un hall de gare qu’un établissement bancaire.

Durant mon attente, j’en profite pour lire les différentes affiches sur les murs lorsque mon regard tombe sur une feuille format A4 qui explique que les paiements pour les formulaires 790 (le mien) ne se font qu’entre 11h et 12h du lundi au vendredi. Les bras m’en tombent.

La banque n’a peut être pas décidé de recevoir les paiements, le fait par obligation, ce qui expliquerait peut être le créneau si court dédié à nous autres pauvres immigrés.

Tant pis, cela fait une heure que je suis la, j’attends quand même mon tour en espérant un miracle.

Et le miracle se produit, les numéros BN05 jusqu’à BN09 défilent sans que personne ne se lève ! N’y croyant plus, je me lève néanmoins d’un pas décidé, l’agent me prend la feuille, mon argent et 3 minutes plus tard je suis dehors avec ma preuve de paiement.

Bon il est déjà 13h c’est trop tard pour retourner à l’immigration. Mais demain à la première heure j’y serais avec tout les documents cette fois ci.

Un nouveau jour commence à Marbella

Dernier jour de cette épreuve administrative. De retour au bureau de l’immigration, je prends directement le bon ticket. J’évalue mon attente à au moins une heure et décide (oui j’aime prendre des risques et rentabiliser mon temps au maximum) d’aller faire des courses : je voulais trouver une chemise blanche pour travailler comme serveur. Je reviens une heure plus tard et il ne reste que 4 numéros avant le mien. Timing parfait !

L’officier des services de l’immigration que je rencontre est sympa. Il regarde tout mes documents, tamponne là où il faut, garde les copies et me dit de revenir dans 5 jours récupérer mon attestation de NIE. Je ressors radieux de ce bureau !

Pour résumer

Voici les démarches si vous êtes déjà sur place :

  • allez sur cette page ICI
  • télécharger les formulaires EX15 et 790
  • formulaire EX 15 : pour renseigner vos coordonnées, la raison de la demande…
  • formulaire 790 : pour justifier du paiement de la taxe de 9,45 euros (à faire dans une banque)
  • faire une photocopie de votre carte d’identité ou de votre passeport
  • rendez-vous au service de l’immigration, prenez un ticket vert, attendez votre tour, donnez tout les documents, revenez cinq jours plus tard pour recevoir votre numéro.

Avez vous déjà eu besoin de faire une demande de NIE ? Comment cela s’est-il passé ?

 

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