Sommes-nous des voyageurs intergalactiques perdus dans l’immensité de l’univers ?

Sommes-nous des voyageurs intergalactiques perdus dans l’immensité de l’univers ?

Aujourd’hui, je vais vous parler d’un voyage un peu particulier, un voyage dans le temps et l’espace !

Durant mon dernier voyage en Amérique du Sud, grâce à ma technique d’échange de livres, j’ai eu l’occasion de lire de nombreux ouvrages que je n’aurai jamais découvert si j’avais par exemple une liseuse avec des dizaines de bouquins prêts à être lus.

 

Parmi ces nombreux livres, plusieurs m’ont marqué et fait réfléchir, comme ce fut le cas de « Troisième Humanité » de Bernard Werber, que je n’ai pas eu le temps de finir mais qui m’a fait voyager à travers le temps et l’espace. Dans sa narration, l’auteur évoque nos origines et émet l’hypothèse que nos ancêtres étaient plus grands et que nous allions vers un rapetissement pour nous adapter au climat notamment.

 

Il y fait écho de différentes façons de survivre dans le futur et principalement d’une technique qui m’a fait bien réfléchir, celle d’un milliardaire souhaitant construire un vaisseau spatial, d’une dimension suffisante pour un voyage de 1000 ans afin d’aller aux confins de notre univers et au-déla. L’idée serait que les premiers passagers se reproduisent et que les enfants, puis les petits-enfants et ainsi de suite, continuent ce périple dans le but de trouver un autre endroit viable dans l’univers afin de perpétuer le genre humain.

 

Bien qu’utopique en l’état actuel de nos connaissances, ce projet fou m’a laissé songeur lorsque j’essayais de l’imaginer dans sa réalité. Je me disais que lorsqu’il partirait, ce navire intergalactique serait en contact avec la Terre pendant quelques temps et pourrait bénéficier de son soutien, voir d’ordres. Avec l’éloignement dans le temps et l’espace, la communication deviendrait difficile puis impossible, laissant les habitants de cet objet volant, livrés à eux-mêmes, sans retour possible. Si l’on se projete encore plus loin dans le temps, les enfants qui naîtront à bord n’auront comme univers connu que ce vaisseau. Ce sera leur conception du monde et leurs parents leur parleront de la Terre qui leur paraitra comme une endroit mystérieux et lointain. Si l’on avance encore plus dans le temps, une centaine d’années après le départ, une fois les premiers passagers arrivés au terme de leur vie humaine, la représentation de la Terre ne se fera plus que par des souvenirs de souvenirs, via le récit des ancêtres qui y sont nés. Avec le passage des siècles, cela deviendra encore plus un mythe, de là, naîtront peut être des croyances et le monde sera pour ces nouveaux naufragés de l’espace, cette unique coquille de noix qui se baladera au gré des vents spatiaux. Probablement que leur mission d’origine s’en trouvera changé, évoluerait, s’oublierait et que les générations futures se demanderaient ce qu’elles y font.

 

Là où je veux en venir et ce qui m’a laissé songeur, c’est que je faisais un parallèle avec notre propre vie sur Terre. Je me pose régulièrement la question de pourquoi nous vivons ? Quelle est notre propre destinée ? Finalement le qui suis-je ? Où vais-je ? Et dans quel état j’erre ?

 

J’aime à penser que nous sommes des naufragés de l’espace, envoyés il y a des millénaires conquérir de nouveaux lieux et qu’avec le temps, le message s’est perdu et que nous vivons à présent sur Terre. Résolus à vivre sans but précis, nous nous contentons de reproduire le schéma des générations passées, métro, boulot, dodo…

 

Au-déla d’être physique, un voyage à l’autre bout de la Terre est aussi intérieur et c’est finalement le voyage d’une vie que de se questionner, se remettre en question et de ne pas se reposer sur ses acquis et sur ceux des générations passées. Sinon, nous en serions encore à croire que la Terre est plate et au centre de l’univers, que les noirs ne sont pas humains et les femmes incapables de travailler et j’en passe…

 

Ce voyage en Amérique du Sud avait pour but de lâcher prise et de questionner sur mon propre parcours, en sortant de la frénésie parisienne afin d’avoir du temps de cerveau disponible, propice à ce voyage intérieur.

 

Ce lâcher prise a eu différents aspects.

 

Il fut tout d’abord technologique. J’ai réussi à lâcher mon téléphone, en me déconnectent par moment, déjà par le fait de ne pas avoir en permanence un accès internet sur mon téléphone comme c’est le cas en France, mais aussi en passant plusieurs jours coupé du monde comme ce fut le cas sur le bateau entre la Colombie ou le Pérou ou dans la réserve naturelle à Leticia puis à quelques jours de mon retour en France, en me le faisant voler dans les transports en commun de Bogota.

 

Lâcher prise aussi par le fait de moins prévoir, de moins m’organiser, de moins planifier et de vivre au jour le jour. Lorsque j’habite à Paris, entre le travail et mon investissement dans différentes associations ou groupes, je n’ai bien souvent pas une minute pour moi. C’est un choix que j’ai fait car j’apprécie toujours rencontrer de nouvelles personnes et donner de mon temps pour des causes qui me semblent juste. Ne rien prévoir et dire oui à toute nouvelle proposition m’a permis de faire de super rencontres comme à mon arrivée à Bogota mais aussi de me reposer l’esprit, en acceptant de moins contrôler les choses.

 

Le bilan de ce lâcher prise fut donc du temps de cerveau disponible pour réfléchir à ce que je voulais et à ce que je ne voulais pas dans ma vie. Faire le choix de voyager et de s’écarter du schéma classique prôné par notre société de consommation n’est pas sans questionnements et remises en question ! Après ce voyage, je sais que c’est ce que je souhaite, ce qui me fait vibrer au quotidien et ce malgré certaines inquiétudes parfois sur ce que je vais faire de ma vie. Mais avec l’expérience, je me rends compte que tout arrive à point à qui sait attendre et que la loi de l’attraction existe belle et bien et que si vous pensez à du positif dans votre vie, cela arrivera !

 

Et vous, avez-vous déjà eu des expériences intérieures intenses lors d’un voyage ?

 

(crédit photo : Noel Bauza)
30 ans de vie, une décennie de voyage et une autre à venir

30 ans de vie, une décennie de voyage et une autre à venir

Pour l’écriture de cet article, je me suis inspiré de celui de Lucie trouvé sur son blog Voyages et Vagabondages.

En fêtant mes 30 ans le mois dernier, je fêtais aussi une décennie de voyages. Pour cette occasion, je voulais revenir sur ce qui a marqué ma vingtaine en choisissant un voyage pour chaque année écoulée en expliquant un peu plus en détail mon parcours et les raisons qui me poussent à vouloir toujours continuer de voyager tout en refusant de rentrer dans les rangs bien rangés d’une vie métro-boulot-dodo…

Alors je vais commencer en trichant un peu puisque je vais revenir 11 ans en arrière et non pas 10. En effet, mon voyage au Cambodge fut précurseur et je ne pourrais pas parler de mes années de voyages sans le mentionner. Ça serait un peu comme de ne pas inviter ses parents à son mariage…

2006 : Cambodge

La fine équipe en route pour une école cambodgienne près de Takeo

A l’issue de nombreuses années Scout, me voici devenu adulte (enfin sur le papier). Les Scouts et Guides de France (SGDF) proposent pour la tranche d’âge 18-21 ans de monter un projet de solidarité en équipe sur trois ans : première année pour apprendre à se connaître, deuxième année consacrée au projet de solidarité et la troisième année pour rendre service, soit dans une association près de chez soi ou alors comme chef ou cheftaine (encadrants chez les SGDF). C’est dans ce cadre là que je suis parti au Cambodge.

Nous sommes jeunes, nous sommes cinq (Aurélie, Adeline, Alexis, Vincent et moi-même), nous voulons changer le monde mais nous allons rapidement constater que c’est surtout le monde qui va nous changer. Durant un mois au Cambodge pendant l’été 2006, nous nous sommes confrontés à une autre culture, à d’autres besoins, à des sourires d’enfants… Je reviendrai forcément différent !

2007 : Allemagne

S’il y a bien une chose qui n’a pas changé en 10 ans, c’est mon goût prononcé pour la mode…

C’est le pays que j’ai le plus visité en dehors de la France. Cela est principalement dû au fait que j’ai choisi allemand LV1 (ne me demandez pas pourquoi). Ma première rencontre avec notre voisin d’outre-rhin remonte en 2002 dans le cadre d’un échange scolaire durant mon année de 3ème. L’échange se passera tellement bien que je profiterai de chaque occasion dans les années suivantes pour retourner en Allemagne. C’est ainsi que je me retrouve à Freising près de Munich durant l’été 2007 pour un stage de deux mois dans une entreprise de paysage. Je bénéficie à l’occasion d’une bourse de l’OFAJ, l’Office Franco-Allemand pour la Jeunesse. Merci aux programmes européens pour la jeunesse qui nous permettent de voyager toujours plus facilement ! Je profite de ce séjour pour commencer à expérimenter le stop et je visite Salzburg en Autriche, Dresde (photo) et Nuremberg durant mes week-ends.

2008 : Irlande

Un gamin en Irlande…

Un BTS Aménagements Paysagers en poche, mais ne sachant que faire de ma vie, je décide de partir apprendre l’anglais, me disant que ça me sera toujours utile… A cette époque, je suis en couple et décide de ne pas partir trop loin. Il me reste donc deux options, l’Angleterre ou l’Irlande. Le choix se fera sur la devise car je trouve cela plus simple de continuer à vivre en euro et puis je connais déjà un petit peu l’Angleterre, Londres et le pays de Galles. J’arrive à Dublin avec un aller simple et aucun plan sur comment vais-je vivre dans cette ville durant les prochains mois. En sortant de l’aéroport, je prends un bus vers le centre ville et repère un panneau indiquant « Office de tourisme ». J’y demande la direction de l’auberge de jeunesse la plus proche. Le lendemain, armé de quelques CV préalablement imprimés avant mon départ et de la liste des quelques restaurants français de Dublin, j’entreprends d’en faire le tour, n’ayant bien entendu aucune expérience dans la restauration. Sur le chemin, je dépose aussi quelques CV supplémentaires dans des supermarchés. Je continue mon chemin lorsque mon téléphone sonne. C’est le directeur d’un supermarché à qui je viens de donner mon CV. Il désire me voir en rendez-vous d’ici 30 minutes… Ayant déambulé dans les rues de Dublin sans aucune logique, je réalise soudain au moment de raccrocher, que je n’ai aucune idée d’où se trouve ce supermarché… Heureusement, j’ai une bonne mémoire photographique et réussi à refaire le chemin en sens inverse. C’est ainsi que je rencontre Gerry, le directeur. Mon niveau d’anglais est très basique et je peine à le comprendre. Il le constate bien et me teste : il me demande où puis-je trouver du « toilet paper » ? J’ai la chance que le mot soit quasiment identique en français. Je souris et naïvement lui explique que c’était facile. Il a dû apprécier ma franchise car il me répond « Come back on Monday at 9 am » (Revenez lundi à 9h). Cela fait moins de 48h que je suis arrivé, je parle à peine anglais et je n’ai jamais travaillé dans un supermarché avant, mais j’ai déjà un boulot. La chance sourit aux audacieux paraît-il ! J’y resterai sept mois. Un jour, alors que je suis dans le bureau de Gerry à attendre de la monnaie pour ma caisse, je remarquerais une pile contenant au bas mot une centaine de CV comme le mien. Je n’ai jamais su pourquoi il m’avait embauché moi plutôt qu’un autre, on va mettre cela sur le compte du sourire, cela change beaucoup de choses !

Si un jour vos pas vous mènent au Centra de Westland Row derrière Trinity College, ayez une pensée pour moi 🙂

2009 : USA

Le temps d’une pause sous le chaud soleil de l’Ouest américain

De retour d’Irlande avec un niveau d’anglais convenable, je m’envole pour 15 jours sur les routes américaines, entre Los Angeles sur la côte Ouest et Denver, dans le centre du pays. Je suis accompagné de la copine qui m’a fait choisir l’Irlande à l’Australie, ainsi que de sa famille. Deux semaines à parcourir l’immensité de l’Ouest Américain, entre la démence des casinos de Las Vegas au milieu du désert et la beauté des parcs naturels. Ce séjour se finira par le mariage d’un cousin de cette copine, raison de ce voyage outre-Atlantique.

2010 : Burkina Faso

Même pas peur avec Okocha

Pour mon premier voyage en solitaire en dehors de l’Europe, je m’envole pour un stage de deux mois près de Fada N’Gourma, dans l’Est du Burkina Faso, dans le cadre de ma formation à Angers en « Conduite et conception de projet dans le champ de l’interculturel et de l’humanitaire« . J’ai immédiatement adoré l’Afrique, la joie de vivre de sa population, sa chaleur climatique comme humaine, son côté désorganisé, sa nonchalence… Je vivrai ainsi durant deux mois dans un village de brousse en pleine saison chaude, tout en essayant de planter des arbres fruitiers pour diversifier le bol alimentaire des habitants du village. Je découvre alors un autre rapport au temps, de nouvelles façons de travailler. Au premier abord, cela m’énerve car c’est nouveau mais petit à petit, j’apprends à relativiser, à prendre mon temps et à me reposer en milieu de journée, lorsque les températures caniculaires ne permettent pas de faire autre chose… Je découvre la difficulté de ne pas parler la même langue, de nouveaux plats, la gentillesse de personnes qui n’ont rien mais qui pourtant m’accueillent avec des sourires et prennent le temps de m’aider si besoin. Un nouveau voyage qui me bouscule, me retourne et me ramène en France encore un peu plus changé et avec une soif toujours plus grande de découvertes et de voyages.

2011 : Haïti

Une sacré tête de bienheureux…

Je continue mes études par un master en « Solidarité et Action Internationales » à Paris et profite de cette nouvelle occasion pour effectuer mon stage de master 1 à Haïti, dans un orphelinat tenu par une Sœur Québécoise depuis une trentaine d’années. Situé tout au sud d’Haïti sur l’île à Vache, je passerai six mois loin du monde moderne, à essayer de trouver ma place dans les projets locaux et d’apporter ma pierre à l’édifice même si comme dans la plupart des cas, c’est surtout moi qui change, apprend, évolue au contact des enfants et des habitants. Au bout de quelques semaines, le traditionnel repas « riz blanc/poulet » matin midi et soir ne me convenant plus, je dévalise les magasins locaux en chips et autres mets occidentaux proches de la malbouffe. Je perdrai près de 13 kilos durant ces six mois… Vive les voyages !

2012 : GR20 en Corse

Afin de ne pas vous perdre sur le célèbre GR Corse, suivez le balisage blanc et rouge…

A l’issue de mon stage de master 2 à Paris, j’ai un créneau de 15 jours et l’envie de me dépasser physiquement. Je décide de partir m’attaquer au célèbre GR20 en Corse : 200 kilomètres à travers la montagne de l’île de Beauté, 13 jours de marche, des paysages sublimes, et des rencontres incroyables. En bref, une sacrée aventure que je vous recommande ! Les premiers jours sont difficiles physiquement et ce n’est que grâce au mental que je continue le chemin. Fort heureusement, le résultat est à la hauteur de mes espérances !

2013 : Vanuatu

De retour de l’île de Moso, mon niveau un de plongée en poche

Ce fut ma plus longue expatriation. Durant un an, je vivrais dans ce petit pays du Pacifique Sud, dans la ville de Port Vila, la capitale. Le Vanuatu, c’est environ 80 îles réparties sur une bande de 1300 kilomètres de long. Entre plages de rêves et températures clémentes toute l’année, ce pays a un air de paradis et je m’y plais bien. J’apprendrai la plongée, l’apnée, le snorkeling (palme, masque, tuba), je grimperai en haut d’un volcan pour la première fois de ma vie, découvrirai la jungle et les dangers de la mer et continuerai à apprendre au contact d’une culture différente…

Se retrouver à 20 mètres sous le niveau de l’eau est vraiment une sensation magique

2014 : New York

Sur le pont de Brooklyn

Retour aux USA avec un séjour à New York, de nouveau pour une copine. Décidément, les amours m’auront fait visiter ce pays. Un mois et demi à découvrir cette ville en long en large et en travers, à visiter les lieux vus et revus dans les films ou les séries, à aller à des soirées sur des rooftop au 30ème étage et plus, à visiter les vestiges du World Trade Center et son musée, à me balader sur la 5ème Avenue (équivalent de nos Champs-Elysées) et à me perdre dans le métro, bref à être un touriste dans la Grosse Pomme.

Aux Etats-Unis, même Barbie dispose de son Hummer limousine…

2015 : Espagne

Tendre le pouce sur le bord de la route, une pratique qui fonctionne plus ou moins bien

Je pars de Paris avec comme but de rejoindre le Sud de l’Espagne en stop. Le trajet français se passera nettement mieux que son équivalent  espagnol. Cela ne m’empêchera pas rendre visite à un ami dans la ville de la Corogne (temps gris et pluvieux) sur la côté Atlantique ni de descendre dans le Sud de l’Espagne (pour quand même profiter du soleil) entre Marbella et Malaga. De nouvelles rencontres en stop, l’apprentissage de la frustration lié à l’attente et surtout à l’échec puis l’abandon du stop. Encore une bonne leçon de vie !

2016 : Budapest

Température de l’eau 36 degrés, température de l’air -4 degrés

Pour la 5ème année, après Zagreb, Prague, Amsterdam et Rome, nous partons avec un groupe d’ami.e.s, découvrir une nouvelle capitale européenne pour fêter le nouvel an et commencer l’année en beauté. Une sacrée découverte de Budapest, de ses bains chauds en plein air, de ses vieilles rues et de son fleuve traversant la ville…

2017 : Amérique du Sud

Lâcher prise, c’est ce qui m’a permis de me retrouver à apprendre la cuisine colombienne durant une matinée

Ayant commencé l’apprentissage de l’espagnol en autodidacte via internet puis un court séjour en Espagne, je ressentais le besoin de concrétiser cela en partant plusieurs mois m’immerger dans une culture hispanophone et par la même occasion, découvrir l’Amérique du Sud. Arrivé en Colombie début novembre 2016, j’y passerai trois mois avec comme idée de prendre mon temps et de lâcher prise. Cet état d’esprit me permettra de me faire héberger pendant 15 jours à Bogota par des Colombiens rencontrés dans l’avion, de me rendre au point le plus au Nord du continent sud-américain, de passer Noël avec une famille colombienne dans un petit village et bien d’autres aventures toutes aussi sympathiques les unes que les autres…

En conclusion

J’ai commencé cette nouvelle décennie de vie en beauté sur un bateau entre la Colombie et le Pérou. La suite, je n’en sais rien pour le moment mais assurément une décennie de voyages et de bonheur, pleine d’inconnus, de mystères et d’imprévus… Une décennie qui me démontre définitivement que si nous avions tous la possibilité de voyager un peu plus et plus souvent, de changer notre cadre de référence et notre façon de penser, le monde ne s’en porterait que mieux.

Dans cette trentaine, il y aura assurément de nombreux autres voyages, peut être un peu plus de stabilité et surtout beaucoup de surprises et de lâcher prise…

(vous aurez bien évidemment compris la symbolique de la porte/arche de la première photo pour illustrer le passage des années 🙂 )

 

Expatrié VS voyageur !

Expatrié VS voyageur !

Voyager, voyager, voyager… Certains n’ont que ce mot à la bouche et « collectionnent » les pays comme on collectionne les timbres. Lorsque l’on aime voyager, il est certes amusant de se dire « et encore un nouveau pays à barrer de ma liste » mais si vous ne passez que quelques jours dans chaque pays, difficile de dire que vous le connaissez.

Même si je suis parfois dans cette attitude là, notamment lorsque je pars passer le premier de l’an à l’étranger, ce ne sont pas les expériences que je préfère.

Que ce soit en stage, en volontariat, en bénévolat, en woofing, en salariat pour une entreprise, partir avec une organisation et s’expatrier plusieurs mois voir un ou deux ans au même endroit présente de nombreux avantages.

 

1. L’encadrement par une structure

Votre peur principale au départ est l’inconnu ? Partir avec une structure limite cette peur. Votre organisme d’envoi connaît le terrain, vous ne serez généralement pas le premier à partir avec eux. Vous serez accompagné du début à la fin, aussi bien pour les préparatifs en amont (démarches administratifs), en soutien sur place (coup de blues après deux mois) que pour gérer le retour en France (réadaptation à la vie métropolitaine).

 

2. Favoriser l’immersion

Une culture, un mode de vie ne peut se comprendre en quelques jours, même avec la meilleure volonté du monde. Cela demande du temps et c’est justement un atout que vous avez en poche lors d’un séjour de plusieurs mois. D’expérience, c’est au bout de 4 à 6 mois que je commence réellement à me sentir comme chez moi, à avoir mes habitudes, a comprendre les us et coutumes du pays d’accueil : langage, expression, rythme de vie…

D’expérience, c’est au bout de 4 à 6 mois que je commence réellement à me sentir comme chez moi.

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Je suis en pleine immersion là !!

 

3. Apprendre une nouvelle langue

 

Apprendre une nouvelle langue est l’un des avantages principaux d’un long séjour ! Alors que l’apprentissage des bases peut s’apprendre en suivant des cours ou grâce à un livre, la maîtrise d’une nouvelle langue ne s’acquiert pas rapidement ! Cela demande du temps !

En outre, en apprenant la langue locale, vous serez d’autant plus respecté et accepté par les locaux qui vous verront moins comme un touriste de passage. Enfin, l’apprentissage d’une nouvelle langue est un sacré plus pour votre CV. Et même si c’est une langue qui n’est parlé que localement, le mécanisme d’apprentissage sera facilité la prochaine fois.

 

4. Mettre de l’argent de côté

 

Lorsque l’on voyage de manière classique (pas de revenus durant l’aventure), chaque centime dépensé vous rapproche un peu plus de la fin du voyage. En effet, plus de budget, retour à la maison. L’avantage de partir travailler  à l’étranger, c’est que vous bénéficiez d’une prise en charge. Elle peut varier d’un statut à l’autre.

Même si vous partez donner de votre temps comme bénévole, vous recevrez toujours un minimum de prise en charge : logement, frais de bouche ! Cela permet de vivre convenablement dans un pays et d’y rester plus longtemps ! En fonction de votre contrat, vous pourrez même percevoir une indemnité (volontariat) ou un salaire (contrat d’expatrié) avec des conditions encore plus intéressantes : prime d’installation, logement et véhicule de fonction, billet d’avion…

 

5. Agrandir son cercle d’amis

 

Sur place, vous croiserez deux cercles distincts, les locaux et les expatriés. Que ce soit l’un ou l’autre, se lier d’amitié demande du temps. Il est souvent facile de se faire des contacts lorsque vous voyagez, surtout avec un sac à dos. La tortue ninja attire généralement la sympathie. Mais si vous ne restez que quelques jours au même endroit, même si vous vivrez probablement des bons moments, les rencontres seront très éphémères.
Ce qui est appréciable lorsque vous restez longtemps au même endroit, c’est de pouvoir rencontrer plus de monde et que des amitiés durables puissent naître.

 

La tortue ninja attire généralement la sympathie.

 

6. Mieux profiter des zones touristiques

 

Il y a deux manières de visiter un lieu touristique, la manière officielle, c’est à dire en payant son entrée comme tout le monde et en suivant le guide et la manière officieuse, en profitant des jours creux ou en bénéficiant d’une entrée gratuite et/ou d’une visite privée. Si la première méthode demande un budget plus conséquent, la seconde demande surtout du temps. Et c’est principalement ce que vous avez lorsque vous êtes expatrié. Pas d’obligation de parcourir la ville en long, en large et en travers afin de dire « ça j’ai vu », de prendre une photo et de rayer sa « to do list ».

Avoir le temps c’est se permettre de ne rien faire durant ses premières semaines mais simplement de ressentir l’ambiance locale. Le hasard fait souvent bien les choses et à moins que vous ne soyez un ermite, vous ne manquerez pas de rencontrer quelqu’un qui peut vous faire visiter tel site pour moins cher ou vous faire découvrir un lieu non indiqué dans les brochures touristiques classiques. Vous y gagnez financièrement mais aussi culturellement puisque la visite sera plus intéressante.

 

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En route pour un week-end détente

Mes meilleurs souvenirs de voyages sont souvent le fruit du hasard des rencontres. Grâce à mon réseau sur place et à une part de chance, j’ai souvent eu l’occasion de visiter un pays d’une manière bien différente de la plupart des touristes (enfin j’aime le croire 🙂 )

 

J’espère que cet article vous aura donné envie de vous expatrier dans un pays plutôt que d’y passer en simple touriste le temps de vacances. De mon côté je suis accro à ce type d’expériences. Et vous ?

Aventurier, voyageur ou touriste, quel globe-trotteur es-tu ?

Aventurier, voyageur ou touriste, quel globe-trotteur es-tu ?

     Depuis plusieurs années, il ne se passe pas un an sans que je ne prenne l’avion pour m’envoler vers une destination plus ou moins lointaine. Ainsi, lorsque je rends visite à des amis ou à de la famille en France, on me demande souvent « bon alors quand est ce que tu repars ?! ». Dans la tête de ces personnes, je suis LA personne qui part en vadrouille régulièrement. Certains trouvent cela formidable d’être toujours à l’étranger, tandis que d’autres se demandent comment je fais. J’ai envie de leur répondre : « je voyage comme d’autres iraient au cinéma, c’est un loisir pour moi, cela fait partie intégrante de la vie que j’ai choisie et donc cela n’a rien d’extraordinaire à ce que je sois souvent parti. »

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     J’aime à me considérer comme un aventurier des temps modernes, même si je pense que je passe moi aussi par des phases de simple voyageur et même de touriste. Il est vrai que lorsque l’on mentionne le mot « touriste », il est bien souvent associé à la vision négative d’une personne qui se contente de visiter les lieux indiqués sur la brochure fournie par l’agence de voyage, de prendre des photos sans finalement avoir le temps de comprendre l’histoire qu’il y a autour, et qui repartira ainsi sans réellement connaître le pays. Je pense que le statut d’aventurier, voyageur ou touriste dépend finalement de la situation et du contexte.

     Lorsque je pars fêter le premier de l’an avec des amis à Prague durant 5 jours, j’ai une attitude de touriste car je n’ai pas forcément le temps de m’imprégner de la culture locale. Je suis là pour une durée limitée et j’ai envie de visiter quelques coins typiques qui seront certainement envahis de personnes comme moi : l’appareil photo en bandoulière et les yeux émerveillés… Certes, je ne vais pas me contenter d’arpenter la ville dans tous les sens, en m’arrêtant seulement deux secondes devant chaque édifice touristique, histoire de dire « ça j’ai vu », mais je suis bien content de traverser le Pont Charles et de contempler la vue de « Prague by night » du haut du château. Cela signifie que je prendrais aussi le temps de me perdre dans des rues qui - au premier abord - ne payent pas de mine et de tomber sur une petite place avec un certain charme ou un restaurant avec de la nourriture d’enfer. En cela je me différencie du touriste classique.

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      Lorsque je pars plus longtemps dans un pays, j’ai le temps nécessaire pour me poser au départ et discuter avec des personnes localement sur les coins à voir, les choses à faire. J’adopte alors une attitude de voyageur ouvert sur mon environnement. Enfin, lorsque je pars en stop à travers l’Europe - même si cela n’a rien à voir avec les premiers explorateurs qui partaient sans même savoir ce qu’ils allaient trouver de l’autre côté de l’océan - j’aime à me prendre pour un aventurier et ne pas savoir où je dormirai le soir, ni même qui je rencontrerai.

     Mais à mon sens, voyager est avant tout une question de philosophie plutôt qu’une question de destination.

    Je m’explique. Pour beaucoup, voyager revient à partir à l’aventure dans des pays lointains et vivre des expériences formidables. Selon moi, voyager signifie surtout être ouvert aux autres, à ce qui nous entoure tout en ayant cette curiosité d’esprit qui peut rendre une journée ordinaire, extraordinaire.
Je peux ainsi aussi bien voyager de l’autre côté de l’Océan Atlantique et y découvrir cette île de sable (près d’Haïti) perdue au milieu de la mer des Caraïbes et discuter avec ses habitants qui vivent de pêche, ou en déambulant dans les rues de Bruxelles et tomber par hasard sur le Manneken-Pis et découvrir sa taille réduite

Manneken-Pis-Bruxelles

Pour résumé, ma philosophie de vie suit une phrase de Saint-Exupéry : « Fais de ta vie un rêve et d’un rêve une réalité ». Chacun peut avoir la vie de rêve qu’il désire car nous pouvons tous vivre des choses extraordinaires au quotidien si nous essayons d’être ouvert à « l’aventure » ! C’est ce qui me permet aujourd’hui d’avoir une vie extraordinaire, au contact de personnes ordinaires !

Et vous, êtes vous plutôt aventurier, voyageur ou touriste ?

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